Ensemble InAlto - "Passages" - Église de Dochamps (Manhay) - Samedi 8 octobre  16h30

"Passages"

InAlto
Autour des plus grands maîtres Allemands, de Schutz à Bruckner en passant par Buxtehude,Bach et Beethoven ...

Samedi 8 octobre à 16h30

Église de Dochamps (Manhay)

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Présentation du programme

Les formes primitives d’instruments à embouchures étaient creusées dans des cornes animales et utilisées comme instruments de bergers, instruments d’appel, de signal. Utilisées dans les cultures et traditions du monde entier, leur son particulier est bien souvent associé à une forme de rituel, aux rites de passages et parfois même à la magie. Rites funéraires, naissances, mariages, cérémonie autour du coucher du Soleil sont autant de traditions remontant à la nuit des temps, pendant lesquels des « trompes » pouvaient être utilisées. Deux trompettes d’argent sont notamment retrouvées dans la chambre funéraire de Toutankhamon. Dans l’apocalypse de Jean, sept anges sonnent des trompettes, détruisant l’univers physique et le précipitant dans le royaume de l’éternel de Dieu. Le Coran décrit un ange, traditionnellement nommé Israfil, qui fait résonner une trompette avant la fin des temps, annonçant ainsi la résurrection du monde. Des siècles plus tard, Luther traduit ces « trompettes » en Posaunen, des trombones.

Cet échange sera décisif pour la place qu’ont pu occuper ensuite les ensembles de cuivres dans l’histoire de la musique, particulièrement dans la musique allemande, profondément bouleversée par la réforme luthérienne et tant attachée aux pouvoirs de la rhétorique, de la justesse des mots et des moyens utilisés pour les véhiculer. Les cuivres deviennent ainsi l’ensemble de prédilection pour tout compositeur cherchant à évoquer l’enfer, la mort et le passage vers l’au-delà.

Ce sont les trombones que choisit Schütz pour évoquer la douleur du Roi David à la mort de son fils Absalom. Ce sont les cornets muets qui sont systématiquement associés aux pièces funèbres chez les compositeurs de la cour impériale du 17ème Siècle, notamment Christoph Strauss, Giovanni Valentini, Antonio Bertali, Johann Heinrich Schmelzer, Johann Joseph Fux… C’est un ensemble devenu presque archaïque dans l’Allemagne du 18ème siècle, constitué d’un cornet, 3 trombones et deux Lituui, mystérieuses trompes, qui inspire J.S Bach en 1736 pour la composition de son motet/cantate O Jesu Christ, meins lebens licht (BWV 118). C’est aussi aux cuivres que sont confiés d’autres passages par Praetorius, Schütz et Schein en illustrant souvent la naissance, la résurrection et le mariage, dessinant alors un cercle complet autour de la vie. Beethoven compose en 1812 un Equale pour 4 trombones dans la plus pure tradition de la musique qui accompagnait les défunts dans la cathédrale de Linz.

Quelques siècles plus tard, certaines traductions de la bible et notamment celle de Luther, ont parfois remplacé ces « trompettes » par le terme «Posaune », Trombone.

Cet échange sera décisif pour la place qu’ont pu occuper ensuite les ensembles de cuivres dans l’histoire de la musique, particulièrement dans la musique allemande, profondément bouleversée par la réforme luthérienne et tant attachée aux pouvoirs de la rhétorique, de la justesse des mots et des moyens utilisés pour les véhiculer. Les cuivres deviennent ainsi l’ensemble de prédilection pour tout compositeur cherchant à évoquer l’enfer, la mort et le passage vers l’au-delà.

Ce sont les trombones que choisit Schütz pour évoquer la douleur du Roi David à la mort de son fils Absalom. C’est un ensemble devenu presque archaïque dans l’Allemagne du 18ème siècle, constitué d’un cornet, 3 trombones et deux Lituui, mystérieuses trompes, qui inspire J.S Bach en 1736 pour la composition de son motet/cantate O Jesu Christ, meins lebens licht (BWV 118). Beethoven compose en 1812 un Equale pour 4 trombones dans la plus pure tradition de la musiquequi accompagnait les défunts dans la cathédrale de Linz et c’est l’effectif auquel fait appel Anton Bruckner en 1847.

InAlto présente ici une sélection d’oeuvres funèbres,autour des plus grands maîtres Allemands de Schutz à Bruckner en passant par Buxtehude,Bach et Beethoven. Un programme d’une grande intensité émotionnelle et spirituelle.

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InAlto

Alice Foccroule, Griet de Geyter, sopranos 
Andrea Gavagnin, alto 
Olivier Coiffet, Tarik Bousselma, ténors 
Geoffroy Buffières, basse

Lambert Colson, cornets
Darren Moore, cornet et trompette
Guy Hanssen, Susanna Defendi, Charlotte Van Passen, Bart Vroomen, trombones
Joseph Rassam, orgue
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In Alto, cette expression italienne applique le même adjectif à la mer et à la montagne; elle évoque à la fois leur éloignement physique et les risques encourrus lors de leur explotation.

Le cornet est l'un des instruments les plus importants du 16ème et du 17ème siècles . Il est en bois et est recouvert de cuir ou de parchemin; il était considéré comme l'instrument le plus à même d'imiter la voix humaine.

InAlto souhaite explorer les musiques vocale et instrumentale et les amener à une sorte de dialogue.

De grands compositeurs baroques en Europe, tels que Monteverdi, Schütz ou Praetorius nous ont laissé des musiques magnifiques cultivant ce goût de la prise de risque.

De nos jours, il existe un réel danger d'échouer à convaincre avec de la musique qui ne ressemble plus du tout à la nôtre. Par une étude approfondie des sources disponibles et en sélectionnant les meilleurs partenaires et collaborateurs "historiquement informés", InAlto cherche à faire ressortir le meilleur dans son répertoire. Au final, les instruments historiques sont aussi des instruments de musique et InAlto les considère comme des moyens d'expression modernes.

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